Les méthodes de sondage (part. 2)

Nous l’avons vu (Note Le principe du sondage), il existe deux grandes familles de méthodes de sondage : les méthodes probabilistes et les méthodes empiriques
Nous avons déjà détaillé les méthodes probabilistes dans la note « Les méthodes de sondage (part. 1) », voici donc le moment de se pencher d’un peu plus près sur les méthodes empiriques.

Petit rappel nécessaire : on dit qu’un échantillon est constitué selon une méthode empirique quand on ne connaît pas à priori la probabilité de chaque individu de la population concernée d’appartenir à l’échantillon. Quand il n’existe pas de liste de sondage de la population (cas très courant), on a donc recours aux méthodes empiriques.

Avant de regarder plus précisemment quels sont les principales méthodes empiriques, on peut constater que ces méthodes ont l’avantage d’être moins chères que les méthodes probabilistes.

Voici les principales méthodes empriques de sondage :

  • La première méthode probabiliste est la méthode des quotas : à partir de caractéristiques de la poplation qu’on connaît, on va constituer un échantillon qui conservera les mêmes caractéristiques. C’est la méthode la plus utilisée en France.
    Le principe est simple : on suppose que si, comme dans la population, notre échantillon comporte XX% de femmes, AA% d’hommes, BB% de cadres, YY% d’individus de la région Lorraine, etc., il se comportera comme le ferait les individus de la population en général sur les questions que l’on souhaite étudier. On va donc pouvoir généraliser les réponses que l’on mesure à la population.
    Quelques règles à retenir dans la pratique des quotas : les quotas doivent être faciles à identifier, ne doivent pas être trop nombreux et il faut que les variables sur lesquels on applique des quotas soient liées au problème étudié.
  • Une autre méthode probabiliste est le sondage auprès de volontaires : il s’agit tout simplement de demander à des individus de répondre (par exemple : auprès de lecteurs d’un journal).
  • La méthode de l’échantillonage sur place : on interroge les individus sur le lieu d’achat ou d’activité par exemple. Avec cette méthode, il faut particulièrement faire attention à la disposition des lieux (ne pas interroger toujours au même endroit, ne pas interroger que les individus sortant du lieu, etc.) et aux moments d’enquêtes.

Un commentaire sur “Les méthodes de sondage (part. 2)”

  1. […] En revanche, avec des méthodes empiriques, les échantillons sont représentatifs par construction. Cela signifie que l’institut choisit des critères sur lesquels l’échantillon possède les mêmes caractéristiques que la population (pour voir en détail des échantillons empiriques, voir ici). […]

  2. […] probabiliste ou parce que vous avez construit votre échantillon de façon à ce qu’il reflète quelques caractéristiques clés de la population (on peut vérifier cette représentativité avec le test d’ajustement du […]

  3. […] précisions ! – que l’échantillon est représentatif de la population française selon la méthode des quotas mais qu’elle ne comprend que des individus allant sur Internet (logique, car le terrain est […]

  4. […] (échantillons probabilistes et empiriques : principes du sondage, méthodes probabilistes, méthodes empiriques / les panels, / la représentativité et les redressements) et de contraintes pratiques (cliquez […]

  5. […] (quotas, convenance, etc.). Pour en savoir plus sur les méthodes empiriques : c’est ici (lien permanent : […]

  6. Baptiste dit :

    Juste après  » Voici les principales méthodes empriques de sondage :  » tu a écrit  » La première méthode probabiliste… « .
    tu voulais surrement écrire « La première méthode empirique », non ?

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