Les méthodes de sondage (part. 1)

Nous l’avons vu (Note : Le principe du sondage), il existe deux grandes familles de méthodes de sondage : les méthodes probabilistes et les méthodes empiriques.

De nombreuses sous méthodes existent au sein de ces 2 familles.

Aujourd’hui, regardons de plus près les méthodes probabilistes de sondage.

Petit rappel nécessaire : on dit qu’un échantillon est constitué selon une méthode probabiliste quand chaque individu de la population concernée a une probabilité connue (et non nulle) d’appartenir à l’échantillon. Cela implique qu’il faut avoir une liste de tous les individus de la population pour pouvoir tirer au sort l’échantillon avant même de commencer le terrain.

Avant de regarder plus précisemment quels sont les principales méthodes probabilistes, on peut constater que ces méthodes ont l’avantage de fournir une marge d’erreur des résultats obtenus et que le fait de laisser le hasard décider de l’échantillon évitera des biais résultant d’une reflexion sur la constitution de l’échantillon.

La marge d’erreur est un concept qui est donc directement issu des méthodes probabilistes et donc du hasard. Il est bon de savoir que la marge d’erreur est en fait utilisée dans toutes les études quantitatives, qu’elles soient faites selon des méthodes probabilistes ou empiriques. Les instituts utilisent en effet par prudence la marge d’erreur sur les échantillons empiriques même si la théorie l’interdit.

Voici les principales méthodes probabilistes de sondage. Courage, quelques notions, pas toujours simples, vont être abordées (un petit exemple à la fin synthétisera le tout et, j’espère, estompera vos derniers doutes) :

  • La première méthode probabiliste est le sondage aléatoire simple : dans la population, chaque individu de la population a une chance non nulle de faire partie de l’échantillon. On laisse le hasard décider des individus à interroger et on effectue l’enquête sur ceux-ci. Cette méthode est très rare.
  • Une autre méthode probabiliste est le sondage aléatoire stratifié : on prend des strates qu’on connaît dans une population (par exemple les régions lors d’une enquête nationale) et, dans chaque strate, on tire un échantillon aléatoire. En gros, on applique la méthode du sondage aléatoire à des sous-groupes (appelés « strates ») de la population. Cela permet d’éviter une sous- ou une surreprésentation de certaines strates à cause du hasard.
  • La méthode du sondage en grappes : on considère que la population peut-être divisée comme plusieurs ensembles d’individus appelés « grappes » (pour l’instant, c’est comme le sondage aléatoire stratifié mais avec « grappes » à la place de « strates ») et au lieu d’interroger des individus dans chaque « grappes », on interroge seulement quelques « grappes » tirées au hasard (et tous les individus appartenant aux grappes sélectionnées sont interrogés).
  • La méthode du sondage à plusieurs degrés : comme pour le sondage en grappes, on considère que la population peut-être divisée comme plusieurs ensemble d’individus appelés « grappes ». La différence est qu’au lieu d’interroger tous les individus des grappes sélectionnées au hasard (ça, c’est le sondage en grappes), on tire des échantillons d’individus au sein des grappes.Petit exemple pour bien comprendre les subtilités :
    Si on interroge les individus de la population au hasard (hasard calculé sur la liste de tous les individus de la population), on fera un sondage aléatoire simple.

    Si on regroupe la population par immeubles et qu’on interroge au hasard des individus dans tous les immeubles, on fera un sondage aléatoire stratifié.

    Si on regroupe la population par immeubles et qu’on selectionne au hasard quelques immeubles à l’interieur desquels on interroge tous les individus, il s’agit d’un sondage en grappe.

    Si on regroupe la population par immeubles et qu’on selectionne au hasard quelques immeubles à l’interieur desquels on interroge des échantillons d’individus, il s’agit d’un sondage à plusieurs degrés.

Ces méthodes peuvent être combinées entre-elles et même associées à des méthodes empiriques (qu’on verra dans une prochaine note).

2 commentaires sur "Les méthodes de sondage (part. 1)"

  1. madiagne ndao dit :

    bonjour! nous apprécions vraiment la simplicité et la clarté de la note de cours avec ses exemples qui nous ont bien aidé à faire la part des choses.Ainsi nous aimerions bien avoir des explications pareilles portant sur les processus des différentes méthodes de sondage et si possible des cas pratique avec des logiciels comme stata. Merci !

  2. bonaventure dit :

    joli petit cours mais très compréhensible . merci neaucoup

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