Le questionnaire : format des questions

Dans le processus d’élaboration du questionnaire, nous avons déjà vu la dynamique de celui-ci. Abordons maintenant le sujet des types de questions.

Attention, il ne faut pas confondre le type de la question (son format) avec la nature de la question, sujet bien plus important que nous aborderons ultérieurement.

Deux grandes familles de questions existent :

  1. Les questions ouvertes;
  2. Les questions fermées.

1. Les questions ouvertes : celles-ci consistent tout simplement à laisser à l’interrogé la possibilité de répondre ce qu’il souhaite, dans les termes qu’il veut.

Le gros avantage est bien sûr la liberté que ces questions ouvertes permettent. Elle peuvent notamment être très utiles en cas de recherche d’idées, de pistes d’amélioration, d’identification de concurrents (notoriété spontanée), etc.

L’inconvénient majeur est le traitement de ces questions. Il sera ainsi nécessaire de coder les réponses pour les exploiter quantitativement. Cela implique de lire toutes les réponses de tous les répondants pour leur rendre justice de façon plus quantitative (travail fastidieux dès qu’on dépasse les 200-300 répondants). Ce temps nécessaire à leur exploitation se ressent en général dans le coût de ces questions (environ 500 euros la question, tarifs très variables).

Je vous montrerai peut-être, dans une future note, la technique que j’utilise avec les outils Office pour traiter ces questions ouvertes.

Pour pallier à cet inconvénient majeur, les questions ouvertes sont parfois pré-codées. L’enquêteur possède alors sous les yeux une liste de réponse (qu’il ne lira pas à voix haute) : il lui suffit de cocher la réponse correspondant à ce que l’interrogé lui énonce. Une case « autres » permet alors de noter les réponses auxquelles on n’avait pas pensé.

2. Les questions fermées: celles-ci consistent à laisser à l’interrogé la possibilité de choisir entre un nombre limité de réponses prédéterminées (incluant, selon les cas, une modalité « NSP » pour laisser à l’interviewé la possibilité de ne pas répondre).

Nous reparlerons ultérieurement de la nature des questions fermées, qui varie en fonction des possibilités de réponses. Cela est plutôt important car a une influence sur les traitements statistiques réalisables et donc sur l’étude en elle-même.

Le gros avantage de ces questions fermées est le fait qu’elles soient directement exploitables statistiquement, sans travail de codage. Bien entendu, elles perdent en flexibilité de réponse (surtout comparativement aux questions ouvertes) ce qu’elles gagnent en facilité d’exploitation. Elles sont en général moins chères que les questions ouvertes (100-300 euros, tarifs très variables).

Toutefois, un travail de réflexion sur les éventualités de réponse sur chacune des questions fermées lors de la construction du questionnaire permettra de garantir la qualité de ces questions.

Pour la création d’un bon questionnaire, je vous recommande de limiter le recours aux questions ouvertes au cas où elles sont vraiment indispensables. Longues à administrer (incitant parfois le répondant à créer une discussion sur des sujets sans lien direct avec l’étude), à exploiter (donc plus coûteuses), elles peuvent également traduire une préparation insuffisante du questionnaire.

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