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Choisir les couleurs de vos rapports via des sites spécialisés

Aujourd’hui, naissance d’une nouvelle rubrique appelée « idées, conseils & astuces pour un rapport réussi » qui contiendra, environ une trentaine de notes et tiendra bien au moins 2 ans d’après mes estimations et mon rythme de publication assez faible (surtout que les autres notes méthodologiques continueront) !

Le principe sera de partager quelques connaissances ou bonnes pratiques que j’ai acquises au fil des années pour embellir vos rapports / les faire plus efficacement. La plupart des notes concernera la forme de vos rapports, certaines le fond. Certaines seront très simples et ne nécessiteront que quelques lignes d’explications, d’autres, plus complexes, se verront regroupées en en mini-séries.

Première bonne pratique que je souhaitais partager avec vous consiste à vous aider dans le choix des couleurs qui composeront votre rapport. Quand vous n’avez pas des couleurs fixées d’avance (par une charte graphique), il n’est pas toujours facile de savoir quelles couleurs choisir, lesquels vont ensemble, lesquelles sont complémentaires…

Quelques solutions :


Color Scheme Designer


Site intéressant et très complet pour bien choisir vos couleurs : vous sélectionnez votre couleur principale et le site vous donne les autres couleurs qui iront bien avec selon plusieurs critères au choix (couleurs complémentaires, triades, tétrade, couleurs analogues,…). Vous pouvez de plus exportez toutes ces infos dans des fichiers html, texte,…
L’inconvénient principal, c’est que le site s’adresse davantage aux webmasters… et comme Excel, PowerPoint et autres logiciels fonctionnent surtout sur les couleurs RVB, vous ne trouverez pas forcément votre bonheur ici… a tester néanmoins : http://colorschemedesigner.com/


Kuler


Tout autant de choix sur ce site : possibilité de créer votre palette de couleurs en fonction d’une couleur principale et, encore mieux, vous pouvez entrer votre couleur principale en code RGB, et vos couleurs complémentaires vous seront aussi indiquées en RGB.
Explorez aussi les thèmes disponibles sur le site avec des palettes de couleurs pré-choisies sur lesquelles les internautes votent, ça vous permettra de proposer une palette que vous savez appréciée d’un grand nombre à votre client (ou pour votre infographie).

Bref, ce site est un must, il y a encore bien d’autres choses à explorer… Je m’en sers tout le temps : http://kuler.adobe.com/#


COULOURlovers


Ce site est davantage axé sur les palettes de couleurs qui vont bien ensemble. Ici, les palettes sont déjà créées, vous n’entrez pas de couleur de base, on ne vous propose pas de couleurs complémentaires.
Comme sur Kuler, les palettes sont classées par appréciation et vous pouvez ainsi choisir des couleurs dont vous savez qu’elles sont appréciées ensemble !
La palette la plus appréciée à l’heure actuelle :

Je vous conseille aussi de faire un tour sur le blog qui décortique des couleurs et qui vous aidera à faire le plein d’inspiration.
http://www.colourlovers.com



Enfin, juste pour info, je vous mentionne l’existence de pourpre.com qui vous listera toutes les couleurs par leur noms et vous donnera le code Web et RGB qui correspond. Une bonne solution pour trouver l’inspiration et pour savoir le vrai nom des couleurs que vous utilisez et que vous préférez.
D’autres sites pour choisir vos couleurs ici.

2 outils pour vous faciliter le travail ! Prezi et Dragon

Une note rapide pour vous présenter deux outils très pratiques quand on est chargé d’étude !

Le premier outil est en fait plus « sympa » que pratique car ne va pas changer votre façon de travailler, mais peut changer la façon dont vous présenterez vos résultats. Il s’appelle PREZI.

Cet outil de présentation, fonctionne en cloud-computing (pas besoin de télécharger un programme, sauf si vous voulez le conserver sur votre ordi) est totalement gratuit !
Il fonctionne comme un PowerPoint dynamique, qui viendra donner un peu de vie à vos présentation. Un exemple avec l’infographie sur le chocolat que je vous avais déjà présenté :

Il suffit d’uploader vos powerpoint, pdf ou image png pour les travailler dans un environnement instinctif ! C’est vraiment très puissant ! Voici un autre exemple, suivi d’une vidéo sur le fonctionnement de Prezi :


Le deuxième outil
qui, lui, peut vous faire véritablement gagner en efficacité, s’appelle Dragon Naturally Speaking.

Dragon est un outil qui sera surtout utile si vous faites du quali (des entretiens individuels ou de groupe). En effet, dans la plupart des cas, vous aurez besoin de retranscrire les entretiens réalisés, et cette étape est particulièrement longue et rébarbative.
Dragon est en effet un logiciel de reconnaissance vocale, et je dois dire, pour l’avoir acheté, qu’il est très performant et qu’il me bluffe régulièrement ! Vous pouvez parler vite, voire très vite, tant que vous articulez, il reconnaît plutôt très fidèlement votre voix.
L’inconvénient, c’est qu’il reconnaît votre voix, pas celle de l’interviewé(e). Il faudra donc redire à voix haute votre entretien (mais cela va plus vite que le ré-écouter et le retaper, croyez-moi !).

Petite vidéo démonstrative trouvée sur Youtube :


Dragon coûte, dans sa version ‘home’ 79€, 149€ pour les entreprises.

Statistiques créatives…

Un beau graphique, c’est un pas en avant vers la compréhension.

Vous l’avez compris (j’espère !), je suis un fervent defenseur de la place du graphisme au sein des rapports d’études.
Selon moi, le graphisme a une place prioritaire dans un rapport d’étude.
Bien sur, au delà d’être compréhensibles, les graphiques se doivent d’être « beaux » : les résultats ne seront que plus percutants et diffusés s’ils sont bien présentés.

Je vous rassure, je ne suis pas le seul (mais alors pas du tout) à penser cela. Et j’ai même trouvé quelques slides d’un rapport qui va plus loin encore :

Exemple 1 de stats créatives

Exemple 2 de stats créatives

Exemple 3 de stats créatives

Exemple 4 de stats créatives

Exemple 5 de stats créatives

C’est vrai, ce rapport va loin dans l’esthétisme et la création.

Peut-être même trop loin car la première règle est que le graphique soit quand même compréhensible et qu’il rende compte des chiffres (i.e. qu’il ait un lien avec les chiffres : le cactus, je ne suis pas certain de voir le lien entre les chiffres et la plante ; la taille des « branches » n’est pas proportionnelle aux données).

Mais l’idée est intéressante et déclinable à l’infini ! L’idée des fermetures éclairs est par exemple facilement utilisable pour un client dans le milieu dans la mode, celle des ampoules à un client travaillant dans l’énergie, etc.

Pour information, la graphiste est Sarah Illenberger et le client est le magazine allemand Néon.

La représentativité (part. I) : test d’ajustement du khi² + un cadeau

Souvenez-vous, nous avons vu (ici) qu’un des principes des sondages est de généraliser un phénomène étudié sur un échantillon tiré d’une population à l’ensemble de cette dernière (cette généralisation est appelée « inférence statistique« ). Pour faire cette inférence statistique, l’échantillon doit être représentatif de la population étudiée.

Nous avons aussi vu (ici) que, lorsque l’on travaille avec des méthodes probabilistes, les échantillons sont automatiquement représentatifs (pour voir en détails, différents types d’échantillon probabilistes, voir ici).

En revanche, avec des méthodes empiriques, les échantillons sont représentatifs par construction.
Cela signifie que l’institut choisit des critères sur lesquels l’échantillon possède les mêmes caractéristiques que la population (pour voir en détail des échantillons empiriques, voir ici).

Alors que se passe t-il quand on n’arrive pas à obtenir exactement le bon pourcentage sur une caractéristique dans notre échantillon par rapport à celui dans la population ?

Nous allons détailler ce cas dans un exemple pour « concrétiser » le raisonnement.

Exemple : On mène une étude dans une entreprise comprenant 14 036 salariés.
Ne pouvant interroger tous le monde, on décide de constituer un échantillon. N’ayant pas pu utiliser la liste de tous les salariés pour constituer un échantillon aléatoire, nous décidons de constituer un échantillon selon la méthode des quotas et de respecter le critère du statut.
4 statuts sont historiquement utilisés dans l’entreprise pour catégoriser les employés : Cadre / Administration / Ouvriers / Commerciaux.
Voici comment se répartissent les salariés :

Catégories Effectifs %
Cadres 1 238 8.8%
Administration 1 122 8.0%
Ouvriers 10 948 78%
Commerciaux 728 5.2%

Il est décidé d’interroger 300 personnes parmi les 14 036 salariés en respectant les proportions de cadres, personnels administratif, ouvriers et commerciaux. Nous devons donc interroger 300 individus comme ceci :

Catégories Nombre à interroger :
Cadres 8.8% x 300 = 26
Administration 8.0% x 300 = 24
Ouvriers 78% x 300 = 234
Commerciaux 5.2% x 300 = 16

Mais, pour des raisons diverses, nous n’arrivons pas à obtenir exactement le bon nombre d’individus sur chaque classe. Voici ce que nous obtenons :

Catégories Nombre interrogé :
Cadres 32
Administration 30
Ouvriers 230
Commerciaux 8

Que faire alors ?

La première chose à faire est de vérifier si l’échantillon constitué est quand même représentatif de notre population avec le test d’ajustement du khi². J’ai pu constaté que cette étape est un peu « oubliée » dans le monde des études au profit des redressements (que nous verrons dans une prochaine note) qui ne sont pourtant utiles que si l’échantillon n’est pas représentatif.

Le principe du test d’ajustement du khi² : c’est le même que le fameux test de tri croisé dont vous avez peut-être déjà entendu parler à savoir vérifier si les différences de proportions entre deux variables sont dues au hasard ou si elle résulte d’un lien entre les variables. Ici on veut s’assurer que les différences entre les proportions obtenues dans l’échantillon et celles de la population sont liées au hasard.

On ne va pas s’embeter avec les formules (pour plus de détails, achetez un bouquin de stat.).
En gros (attention, c’est simplifié) ce qu’il faut savoir:

  • le test du khi² va calculer une sorte d’échantillon idéal (c’est ce que j’ai fait dans le deuxième tableau).
  • Ensuite, ce test fait « un score » des différences entre échantillon idéal et échantillon obtenu (score obtenu par la formule du khi², ce score est appelé « Khi² »).
  • Ce score va ensuite être comparé à un score théorique dans une table donnée (la table du khi²).
  • Si le khi² calculé est supérieur au khi² théorique, cela signifie que notre échantillon obtenu est différent de ce que nous aurions dû avoir avec un échantillon « parfait » : il y a une différence significative entre échantillon constaté et échantillon théorique et cette différence n’est pas liée au hasard.
  • Dans le cas présent, on cherche à savoir si un échantillon obtenu n’est pas différent de l’échantillon théorique ‘parfait’. On cherche donc à avoir un khi² calculé inférieur au khi² théorique.

A noter que je ne parle pas ici des degrés de liberté ou du seuil de signification pour ne pas embrouiller les esprits. J’essaierai d’en reparler en détail quand on abordera le sujet des tris croisés et du test du khi² à nouveau.

Pour revenir à l’exemple : en appliquant le test d’ajustement du khi² à mon exemple, je constate en fait que les différences entre mon échantillon obtenu et l’échantillon théorique ‘idéal’ sont liées au hasard : mon échantillon est donc représentatif de ma population et je n’ai pas besoin de faire de redressement. (Pour être plus précis, mon khi² calculé est de 6.41, le khi² théorique dans la table est de 7.81, je suis en dessous et donc représentatif.)

Voilà pour le principe. Pour concrétiser cela, je vais vous faire un petit cadeau !

Le fichier Excel que vous pouvez télécharger ci-dessous vous servira à faire un test d’ajustement du khi² automatiquement sur une variable comprenant jusqu’à 10 modalités.

Il vous suffit de remplir la partie de gauche avec les caractéristiques de la population puis la partie de droite avec ce que vous avez finalement obtenu lors du terrain et l’Excel vous dit instantanément si votre échantillon est représentatif ou pas. A noter qu’il faut accepter les macros.

Icône Excel
Télécharger l’outil (.xls)

Cliquez droit sur le lien > Enregistrer la cible du lien sous…  voilà !

Amusez-vous bien !