Archive(s) pour la catégorie 'Résultats d’étude'

Deux études sur la vie digitale

Deux études intéressantes à lire sur la vie digitale des français… et du reste du monde pour l’une d’elle.

La première est l’observatoire des réseaux sociaux d’Ifop, qui en est maintenant à sa 5ème vague.

A noter au niveau méthodologie que l’observatoire se fait maintenant auprès de plus de 2000 français et que 32 réseaux sociaux sont suivis.
A noter également qu’Ifop rappelle en introduction qu’Internet est maintenant diffusé auprès de 72.2% des français. La deuxième étude présentée dans ce billet fait, elle, état d’un pourcentage de 68.9%.

    Je vous laisse prendre connaissance des résultats détaillés. J’en retiens personnellement que :

  • Facebook reste le média social le plus connu (94%). Meetic bientôt sur le podium ?
  • La notoriété de Twitter continue sa belle progression ! (63%) Le micro-blogging peine cependant à convaincre… le taux d’appartenance reste faible : 7%. Ce sont surtout (encore) les jeunes, CSP+ qui s’inscrivent à Twitter (sans parler de ceux qui l’utilisent vraiment…)
  • Windows messenger, Copains d’avant et Facebook sont les 3 réseaux les plus fréquentés… Facebook encore destiné à être plus important quand la population va ‘vieillir’, puisqu’il dépasse Copains d’avant chez les jeunes.
  • Le pourcentage des français membres d’un réseau social stagne à 78%. Ceux-ci s’inscrivent cependant à plusieurs réseaux sociaux.


Deuxième étude : Digital Life par TNS.
Je ne pourrais pas en commenter l’ensemble des résultats tellement elle est énorme ! Je vous incite donc à aller sur le site pour la « lire » : discoverdigitallife.com.

Vous le verrez, cette étude est entièrement sous flash et sa présentation vaut le coup ! Voici une capture d’écran comparant la France et les USA (cliquez sur l’image pour la voir en grand) :

Digital Life : France comparée aux USA

J’ai personnellement particulièrement aimé les styles de vie digitale définie par l’étude :

Mais encore une fois, je vous conseille d’aller la voir !

Baromètre ECHO : l’étude qui remet les médias sociaux à leur place ?

Récemment Scanblog et OpenedMind ont publié les résultats de leur1er baromètre ECHO. (article original : ici)

Partant du constat que les informations sur les français et les médias sociaux sont souvent parcellaires, les deux sociétés voulaient rétablir ce manque avec un premier baromètre fort bien venu.

Ce baromètre mixe trois méthodologies :

  • Une partie quantitative réalisée sur un échantillon représentatif de la population française de 1.021 personnes (il faut savoir – et merci à Cédric Thyrant d’Opened Mind pour ces précisions ! – que l’échantillon est représentatif de la population française selon la méthode des quotas mais qu’elle ne comprend que des individus allant sur Internet (logique, car le terrain est fait via un panel online))
  • Une partie quantitative et qualitative sur des blogueurs influents (52) qui viennent agrémenter les enseignements de leurs remarques.
  • Enfin, d’une écoute du Web (remarques glanées sur le Web via moteurs de recherche intégrées au rapport pour lui donner un peu de profondeur).


Mais trêves de précisions méthodologiques, passons aux enseignements (je m’intéresserai ici surtout aux aspects liés aux médias sociaux, mais sachez qu’une partie du baromètre s’intéresse à l’e-réputation des français. Pour synthétiser, disons qu’ils sont encore méfiants et se sentent vulnérables, plus de détails dans le rapport).


Finalement, et un peu à l’image de Twitter, le web social, participatif et conversationnel, n’est pas encore si répandu qu’il n’y paraît : il n’est alimenté que par la moitié des internautes (et seulement 12% qui prennent la parole régulièrement). Un constat qui risque d’évoluer rapidement avec un quart des internautes qui envisagent de prendre la parole alors qu’ils ne l’ont jamais fait et avec une prédominance des jeunes chez les internautes « actifs ».


Constat incroyable : la suprématie des moteurs de recherche : source d’information privilégiée des internautes, ils bénéficient en plus d’une confiance très élevée (similaire à un ami, à un collègue…) ! Voilà un résultat qui va peut-être légèrement écorcher la hype autour du web social qu’il existe chez les annonceurs actuellement ? En tout cas, cela mérite l’attention des annonceurs, surtout que ces médias sociaux ne sont crédités que d’une confiance relativement basse (en-dessous d’un vendeur en magasin par exemple).


La faible importance (en termes de source d’info et de confiance) des médias sociaux ou des blogs pour les consommateurs s’explique t-elle par les différences de profil entre les blogueurs et les lecteurs ?
C’est peut-être une piste d’explication, mais l’échantillon blogueurs reste un peu faible pour le dire… mais dans tous les cas, le mythe des médias sociaux et blogs se retrouvent écorché par ce baromètre. Une des conclusions de Scanblog et OpenedMind que je cite n’en paraît que plus juste : « Étant établi le rôle encore prépondérant des moteurs de recherches dans le processus d’influence de l’internaute français, et le rôle plus modeste des médias sociaux, il semble aujourd’hui plus prioritaire pour un annonceur de  privilégier son SEO (« Search Engine Otpimization ») que son SMO (« Social Media Optimization »). »


Si le baromètre vient éclairer l’importance des médias sociaux d’un autre angle, il ne dit pas aux annonceurs d’arrêter de prendre la parole sur le web social.
Au contraire, il laisse entendre que les stratégies social média devraient toujours passer par la création d’une relation sincère (car les français font globalement davantage confiance aux sources dont ils sont proches) et ayant une véritable valeur ajoutée pour le client (et non juste une relation commerciale déguisée).

Un autre rapport d’Edelman sur l’utilisation des médias sociaux vient ici donner des (bons) conseils encore plus approfondies aux marques qui s’intéressent aux stratégies social média :

Le nuage de mots : présenter les résultats d’une question ouverte

Le nuage de mot est une idée sympathique pour mettre en forme les résultats à une question ouverte.

Regardons cela de plus près…

Le nuage de mots est un moyen de représenter visuellement la prépondérance de certains mots (ou thèmes) dans un discours, sur un site Internet, dans des répondes d’individus à une question ouverte, etc.

Qui dit prépondérance sous-entend souvent « on peut chiffrer cette prépondérance ». En effet, si vous coyiez jusqu’à présent que faire un nuage de mot, c’était simplement mettre en plus gros des thèmes que vous jugez important, et bien vous aviez à la fois raison et tort.

Vous aviez raison car on peut faire un nuage de mot « à vue de nez », rien ne l’interdit. Ainsi mettre tel mot en police 32 et en gras parce que vous pensez qu’il est très important dans le discours de(s) l’interrogé(s), c’est possible et ça sera peut-être même très intéressant pour votre présentation. Mais si c’est la situation dans laquelle vous vous trouvez, alors vous n’avez pas besoin d’outils.

Vous aviez tort parce que le but du nuage de mots est de rendre compte par la taille des mots de leur importance relative par rapport aux autres : ainsi il y a bien un calcul derrière toute cela. Un mot répété 8 fois sera plus gros qu’un mot répété 3 fois, c’est mathématique.

p>Bonne nouvelle, il existe des outils pour vous aider à faire ces nuages de mots.

La référence dans ces outils est Wordle. Très simple : vous tapez votre texte (votre mise à plat, votre discours, etc…) ou l’adresse d’un site web ou le del.icio.us d’une personne et ça vous sort automatiquement un nuage de mot. Le vrai interêt est que vous pouvez en plus personnaliser le nuage obtenu (couleurs, enlever des mots, sens des mots, forme du nuage, …). Voici ce que j’obtiens par exemple en rentrant l’adresse de ce blog :

nuage Le monde des études

Autre outil sur le web avec le même principe mais moins sympathique (je trouve) : Tagcrowd. En gros, même chose que Wordle mais avec moins de personnalisation.

Enfin, si vous avez fait une étude quantitative avec une question ouverte et que vous voulez faire votre nuage de mots / de thèmes pour votre présentation, il faut le faire vous-même !

Pour vous aider un petit peu, j’ai conçu un petit outil sous Excel. Bon il ne fait pas tout (il ne fait pas le nuage) mais il vous donne les taille de polices à appliquer à vos mots / thèmes.

Icône Excel

Télécharger le fichier Excel (.xls)

Cliquez droit sur le lien > Enregistrer la cible du lien sous… > voilà !

Vous verrez, c’est très simple (le fichier est pré rempli avec un exemple) :

  • il vous suffit de rentrer la taille de police minimale que vous souhaitez utiliser (d’après moi, en dessous de 8pt, c’est trop petit) et la taille maximale de police que vous voulez faire apparaître dans le nuage (avec du 32pt, c’est déjà du gros, croyez moi).
  • Rentrer ensuite le nombre minimum de fois qu’un mot / thème se répète et le nombre maximum de fois qu’un mot / thème se répète (tout ça sert au calcul de la règle de trois améliorée).
  • Rentrer vos thèmes / mots et le nombre de fois que chacun d’entre eux se répète et vous aurez la taille de police à appliquer à celui-ci.

Voici, par exemple, le nuage de mots que l’outil permet de faire (avec l’exemple qui pré rempli déjà le fichier Excel). Pour info, la qualité de l’image est pas bonne car c’est un imprim écran de PowerPoint mais ça rend mieux « en vrai ».

Exemple Nuage

Pour cet exemple, j’ai placé les mots au hasard et ai colorié un petit peu. Mais vous pouvez aussi envisagez de colorier chaque mot, de les pencher (à la verticale, à 45°), d’ajouter un fond de couleur en dégradé, de les répartir par champs lexicaux, etc…

A vous de jouer !

Les vidéos virales : qu’en pensent les agences ?

Feed company a recemment publié les résultats d’une étude sur le marketing viral… du point de vue agences.

40 responsables d’agences ont ainsi pu donner leur avis sur ce média. Un nombre relativement faible mais qui permet une prise de température de l’état d’esprit du marché sur les vidéos virales :

J’en retiens que :

- 70% des agences interrogées vont augmenter leurs budgets pour ce type de campagne,

- 3 répondants sur 4 ont été satisfaits des résultats obtenus par leur campagne de vidéo virale,

- la moitié des répondants considèrent qu’une vidéo virale est un succès si elle obtient 500 000 visionnages ou plus,

- le point à améliorer en priorité dans les campagnes de vidéos virales est le tracking / reporting,

- enfin, si la vidéo virale n’est pas encore un moyen standard de communication, elle est appelée à le devenir d’ici 3 ans pour plus de 7 répondants sur 10.

En résumé, les agences voient les vidéos virales comme un média encore jeune (problèmes de tracking, opinions très divergeantes sur ce qu’est un succès pour une vidéo virale, etc.) mais prometteur.

En attendant que le consommateur se lasse de cette pratique…

Le document d’origine au format PDF est disponible ici / Merci à blogsetie.blogspot.com pour l’info.