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Le nuage de mots : présenter les résultats d’une question ouverte

Le nuage de mot est une idée sympathique pour mettre en forme les résultats à une question ouverte.

Regardons cela de plus près…

Le nuage de mots est un moyen de représenter visuellement la prépondérance de certains mots (ou thèmes) dans un discours, sur un site Internet, dans des répondes d’individus à une question ouverte, etc.

Qui dit prépondérance sous-entend souvent « on peut chiffrer cette prépondérance ». En effet, si vous coyiez jusqu’à présent que faire un nuage de mot, c’était simplement mettre en plus gros des thèmes que vous jugez important, et bien vous aviez à la fois raison et tort.

Vous aviez raison car on peut faire un nuage de mot « à vue de nez », rien ne l’interdit. Ainsi mettre tel mot en police 32 et en gras parce que vous pensez qu’il est très important dans le discours de(s) l’interrogé(s), c’est possible et ça sera peut-être même très intéressant pour votre présentation. Mais si c’est la situation dans laquelle vous vous trouvez, alors vous n’avez pas besoin d’outils.

Vous aviez tort parce que le but du nuage de mots est de rendre compte par la taille des mots de leur importance relative par rapport aux autres : ainsi il y a bien un calcul derrière toute cela. Un mot répété 8 fois sera plus gros qu’un mot répété 3 fois, c’est mathématique.

p>Bonne nouvelle, il existe des outils pour vous aider à faire ces nuages de mots.

La référence dans ces outils est Wordle. Très simple : vous tapez votre texte (votre mise à plat, votre discours, etc…) ou l’adresse d’un site web ou le del.icio.us d’une personne et ça vous sort automatiquement un nuage de mot. Le vrai interêt est que vous pouvez en plus personnaliser le nuage obtenu (couleurs, enlever des mots, sens des mots, forme du nuage, …). Voici ce que j’obtiens par exemple en rentrant l’adresse de ce blog :

nuage Le monde des études

Autre outil sur le web avec le même principe mais moins sympathique (je trouve) : Tagcrowd. En gros, même chose que Wordle mais avec moins de personnalisation.

Enfin, si vous avez fait une étude quantitative avec une question ouverte et que vous voulez faire votre nuage de mots / de thèmes pour votre présentation, il faut le faire vous-même !

Pour vous aider un petit peu, j’ai conçu un petit outil sous Excel. Bon il ne fait pas tout (il ne fait pas le nuage) mais il vous donne les taille de polices à appliquer à vos mots / thèmes.

Icône Excel

Télécharger le fichier Excel (.xls)

Cliquez droit sur le lien > Enregistrer la cible du lien sous… > voilà !

Vous verrez, c’est très simple (le fichier est pré rempli avec un exemple) :

  • il vous suffit de rentrer la taille de police minimale que vous souhaitez utiliser (d’après moi, en dessous de 8pt, c’est trop petit) et la taille maximale de police que vous voulez faire apparaître dans le nuage (avec du 32pt, c’est déjà du gros, croyez moi).
  • Rentrer ensuite le nombre minimum de fois qu’un mot / thème se répète et le nombre maximum de fois qu’un mot / thème se répète (tout ça sert au calcul de la règle de trois améliorée).
  • Rentrer vos thèmes / mots et le nombre de fois que chacun d’entre eux se répète et vous aurez la taille de police à appliquer à celui-ci.

Voici, par exemple, le nuage de mots que l’outil permet de faire (avec l’exemple qui pré rempli déjà le fichier Excel). Pour info, la qualité de l’image est pas bonne car c’est un imprim écran de PowerPoint mais ça rend mieux « en vrai ».

Exemple Nuage

Pour cet exemple, j’ai placé les mots au hasard et ai colorié un petit peu. Mais vous pouvez aussi envisagez de colorier chaque mot, de les pencher (à la verticale, à 45°), d’ajouter un fond de couleur en dégradé, de les répartir par champs lexicaux, etc…

A vous de jouer !

Méthodologie : quali ou quanti ?

Le métier des instituts d’études est d’étudier des phénomènes, de mesurer des comportements… et, bien sûr, d’apporter des éléments concrets de réflexion à celui qui va prendre une décision au final (responsable marketing, directeur de la com’, DG, etc.)

En général, les outils à disposition des instituts sont regroupés en deux grandes familles (qui peuvent bien sûr coexister au sein d’une même étude car elles sont, par nature, complémentaires voire indissociables l’une de l’autre) :

- les méthodologies quantitatives : généralement articulées autour d’un questionnaire, elles ont pour but de mesurer un phénomène, une intention d’achat, la compréhension d’un message, l’exposition à un événement, le comportement de telle population face à tel produit, etc. Le recueil des données peut notamment se faire par voie postale (4% des études quantitatives utilisaient ce mode de recueil en 2006), par des tests en salle (10% en 2006), par Internet (20% en 2006 avec une forte croissance), par téléphone (30% en 2006) ou en face à face (37% en 2006).

- les méthodologies qualitatives : partant du principe que le comportement de l’individu est influencé par des facteurs dont il n’a pas conscience, les méthodologies qualitatives ont pour but d’explorer, de comprendre un phénomène, un comportement, de tester un concept. Le recueil peut notamment se faire par Internet (17% des études qualitatives utilisaient Internet en 2006 : animation de blog, focus group online, etc.), via des entretiens individuels (22% en 2006), ou encore via des réunions de groupe (55% en 2006). A noter que d’autres méthodologies, plus rares, y sont généralement rattachées (comme par exemple l’observation participante qui consiste à demander à l’individu de décrire oralement tout ce qu’il fait).

La majorité des outils appartenant à ces deux familles ont pour point commun qu’ils se basent sur une analyse du « déclaratif » : les individus doivent en effet choisir des mots pour exprimer leurs pensées, leurs émotions, et doivent même réussir à se placer sur des échelles de mesure. Cela a d’ailleurs longtemps été un objet de critique.

Aujourd’hui de nombreuses méthodologies qui ont pour principe de neutraliser au maximum l’effet « déclaratif » se développent : observation, eye-tracking, comptage par caméra, analyse des flux en magasin, etc.

D’autres moyens de collecte d’informations, n’appartenant pas vraiment à ces deux grandes familles, existent encore : analyse de la presse, benchmarking, etc.

Au moment d’écrire sa réponse à un futur client, le chargé d’étude dispose donc d’une très large palette d’outils.

Différents éléments viendront influencer le choix de la méthodologie : la problématique (mesurer et/ou comprendre ?), la capacité de la méthodologie à répondre précisément à la question, la faisabilité, le budget, etc.

Au final, c’est le client qui fera le choix de la méthodologie en séléctionnant tel ou tel institut.

Source : Données chiffrées disponibles dans le rapport du Syntec « Le marché français des études en 2006″

Le processus d’une étude

Je vous ai concocté une petite image via PowerPoint qui récapitule les grandes étapes d’une étude de marché.

processus d'études

Voilà qui synthétise le processus des études de marché. Bien entendu, chacune des phases ci-dessus mérite que l’on s’y attarde plus longuement ou qu’on la complète (car d’autres phases se rajoutent parfois, chaque phase possède également des sous-phases…).

Ainsi, j’ai choisi de m’arrêter à la présentation des résultats sans parler de mise en application des résultats. J’ai également volontairement omis des phases (ou sous-phases) comme les pré-test de questionnaires, les validations d’échelles de mesures, etc. pour ne pas trop entrer dans la complexité.

N’hésitez pas à réagir à ce schéma !