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Update France

Nous parlons parfois de sociétés d’études dans ce blog, mais beaucoup d’entre elles ne pourraient faire leur travail correctement sans les sociétés de terrain.
En effet, quand vous devez faire une étude en face à face, par Internet ou par téléphone, et que celle-ci se déroule en France ou à l’international, il n’est pas forcément facile d’organiser le terrain. Les sociétés de terrain peuvent alors prendre le relais.

Logo UpdateUpdate France est une de ces sociétés de terrain.
Avec plus de 1800 enquêteurs et plus de 250 points d’appels en Europe, Update offre ses services à des sociétés d’études (ou à des clients directs) pour les aider tout au long de la phase terrain.
CATI (computer-assisted telephone interview, enquête par téléphone assistée par ordinateur), CAWI (Computer-Assisted Web Interviewing, enquête par Internet assistée par ordinateur), recrutement de participants et mise à disposition de salles pour des focus groupes,… les services qu’offre Update France à ses clients (dont Ipsos, GFK, BVA, Opinion Way, Repères, etc.) sont nombreux et, pour les avoir testé, de bonne qualité.

Comme ceci n’est qu’un résumé assez court, voici une petite présentation d’Update France pour approfondir ses domaines de compétence et son offre.



Pour compléter cette présentation d’Update France, son Président, Yannick Baduel, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Yannick BaduelYannick Baduel est président d’Update France

Pouvez-vous vous présenter, votre parcours, ce qui vous a amené à la direction de Update France ?

Après un DESS en direction de projets et une première expérience réussie dans un terrain d’étude en tant que chargé d’études qualitatives, j’ai été embauché par Leyhausen, un terrain d’études Allemand qui souhaitait s’implanter en France et qui recherchait un directeur des opérations.

Ces 5 années passées à développer la société m’ont fait découvrir ce métier de manière plus transverse tant sur les aspects méthodologiques (quali mais aussi quanti) et commerciaux que financier (RH, contrôle de gestion, finance).

Ne pouvant bénéficier pour des raisons internes d’une plus grande latitude dans le développement du projet de l’entreprise, j’ai décidé fin Novembre 2008 de me lancer dans le grand bain non sans l’appréhension d’un contexte économique tendu et la peur de ne pas y arriver.

C’est ainsi que le 21 Janvier 2009 naissait officiellement Update France Terrain d’Etudes.



Pouvez-vous nous expliquer ce que propose Update France, quels sont ses partis-pris, quelle est son offre ?

Les valeurs profondes qui structurent le cœur de notre identité sont: services, pro activité, réactivité.
Ce trio me semble essentiel pour garantir des relations fiables et pérennes avec un institut. La confiance réciproque qui en découle me semble le gage d’un développement durable.

Update France se veut un terrain d’études généraliste (CATI, CAWI, FtF, IDI, FG) à même d’apporter à ses clients une réponse à l’ensemble des problématiques qu’ils peuvent rencontrer dans la mise en œuvre de leur étude que cela soit en France ou à l’international. Nous offrons ainsi la possibilité de conserver un seul interlocuteur tout au long de la phase de recueil des données favorisant une simplification de la gestion des projets pour nos clients. « Un guichet unique. »

Depuis Novembre 2009 nous avons créé le département « Update Santé » afin de répondre plus spécifiquement aux enjeux des études médicales avec des équipes dédiées spécialisées.



Quel est le contexte en ce moment pour les sociétés de terrain des études ? Est-il difficile de survivre à la crise ? Quelles sont vos solutions pour réussir à passer le cap ?

Nous sommes confrontés à un contexte où face à la tension sur les prix la tentation de faire appel à des terrains CATI off-shore s’est renforcée. Pour le quali et le face à face cela s’est traduit par des négociations plus ardues sur les budgets. Sur le long terme cette situation me semble dangereuse car elle fragilise les chevilles ouvrières de nos métiers que sont les enquêteurs. Toute une génération d’enquêteurs arrive à la retraite et le renouvellement des générations, amorcé il y a 4 ou 5 ans, a du mal à se confirmer dans ce contexte.

Comment faire toujours mieux (l’exigence de qualité ne peut selon nous être remise en cause) mais toujours moins cher ?

La différenciation qu’exige un marché tendu peut se faire soit par le prix, soit par le produit.
Dans ce contexte là nous avons fait le choix de la qualité du produit. L’objectif est de proposer dans le même cadre budgétaire la réassurance de la qualité. Notre crédo est donc de faire mieux au même prix quitte à perdre certains projets.

Surcharger les équipes avec des projets à faible marge couvrant difficilement les frais de structure reviens à se saborder par l’implosion (Comment embaucher des équipes supplémentaire pour compenser la charge de travail quand vos finances vous l’interdisent… ?) Tout cela n’a pour conséquence que de favoriser le turn-over, la perte de compétences et donc la qualité donc notre existence sur le long terme.

Il semble que cette approche répond à une demande car si j’ai pu constater que le taux de transformation des budgets en 2009 était à son plus bas depuis que je travaille dans ce métier, 2010 semble amorcer un redécollage significatif de ce point de vue là avec un gain de 8 points au 1° trimestre…



Selon vous, quel avenir pour les études de marché ? Et quel avenir pour le terrain des études ?

Au-delà des produits et marques développées par les instituts, l’avenir des études de marché me semble (illusoirement peut être) passer par une meilleure compréhension d’une part des contraintes du terrain et d’autre part par une meilleur compréhension des objectifs des annonceurs afin de rationaliser la chaine des études.

Établir des réunions tripartites au lancement d’un projet me semblerais favoriser la qualité des réponses attendues.

L’avenir des terrains d’études me semble passer par un renforcement des expertises sectorielles. Mieux connaître un secteur / un type de cibles pour adopter une approche spécifique mieux normalisée, plus rationnelle, plus efficace. Mieux, au même prix, par la normalisation différenciée.



Plus précisément, quel(s) défi(s) attendent Update France ? Quels sont vos envies, les challenges qu’Update a l’ambition de relever ?

Après une très bonne année 2009 (et ce malgré le contexte) notre objectif est de pérenniser notre développement en 2010 tout en gardant une forte croissance. Cela doit nous amener à diversifier nos clients.

Update France est également en train de développer un plateforme progicielle spécifique dédiée au traitement automatisé des « petits fichiers » de moins de 1000 adresses et qui nécessitent lors des campagnes d’appels (recrutement pour du quali ou petite étude quanti) un suivi ad-hoc spécifique.

En effet les outils traditionnels CATI permettent une approche trop systématique quand un traitement strictement manuel (Excel par ex) pose des problèmes d’efficacité, de qualité et d’homogénéité.
Notre outil devrait être finalisé début Septembre.



Update France : 106 avenue Marguerite Renaudin 92140 Clamart (à 8 min. de Paris)
Tél. : 06 87 56 23 62 / 01 83 62 13 64
Site : updatefrance.fr

L’analyse sémiologique

En termes d’études, je suis surtout spécialisé dans les études quantitatives (dont je parle beaucoup ici, cf. les nombreuses notes sur la méthodo quanti) et les études qualitatives (et spécialement les entretiens semi-directifs).

Mais, bien entendu, il existe d’autres méthodologies. Beaucoup d’autres même ! Car le monde des études s’interroge souvent sur les nouvelles possibilités d’analyser une situation données. Certaines des autres méthodologies dont je parle moins souvent sont très récentes et certaines sont plus anciennes. C’est notamment le cas de la Sémiologie « créée » par Ferdinand de Saussure (1857-1913).

J’ai trouvé sur le blog de Daniel Bô de QualiQuanti (cf. note consacrée à QualiQuanti / cf. blog de Daniel Bô consacré à l’analyse sémiologique) une présentation qui vous permettra d’en savoir plus sur l’analyse sémiologique appliquée aux études. Celle-ci est remplie d’exemples qui aident à vraiment se faire une idée plus concrète, n’hésitez donc pas à l’explorer (certes, elle fait 70 slides mais il y a beaucoup de photos !).


En gros, ce que vous pouvez en retenir :

  • La sémiologie est la science des signes. En communiquant, l’annonceur veut émettre un certain message ; la sémiologie va analyser le sens réellement émis par la communication de l’annonceur (celui-ci peut différer largement de l’intention initiale… la sémiologie n’en sera alors que plus précieuse !).
  • La sémiologie peut s’attaquer à toutes les formes de communication. Du logo au site Internet en passant par l’application Iphone, la forme du produit ou le communiqué de presse, tout a un sens voulu, un sens émis et un sens reçu.
  • La sémiologie va permettre de clarifier les positions des différents intervenants sur un marché, mais aussi de mettre à jour les places vacantes qui font sens. Le travail du sémiologue se base sur l’analyse du sens émis (linguistique), et se renforce en utilisant les enseignements de l’histoire de l’art, de la sociologie, de la philosophie, de la théorie des couleurs, etc.

Pour y voir encore plus clair, voici un exemple d’une étude réalisée par QualiQuanti sur le ludo-éducatif.


INIT

Logo InitCréé en 1995, INIT est un institut d’études spécialisé sur les études clients(satisfaction, fidélité, rentabilité). Avec ce positionnement, l’institut génère un CA de 4.3 millions d’euros et compte une équipe de 27 collaborateurs.

Cet institut à dominante quantitative (environ 80% des études réalisées) a été historiquement le premier à se positionner sur la mesure de la satisfaction client.

Aujourd’hui l’offre d’INIT tourne (notamment) autour de ses outils : Optisat (outil innovant d’analyse importance x satisfaction), Bayesia (analyse des réseaux bayésiens : corrélations conjointes), SimSat (logiciel de simulation d’hypothèse de satisfaction), Impact Economique de la qualité de service (intégration des variables économiques aux modèles d’analyse) et Warning Sat (Logiciel de traitement et d’analyse d’enquêtes en continu qui alerte automatiquement en cas de  dégradation des résultats).

Voici une petite présentation d’INIT résumant l’histoire de l’institut, ses principaux chiffres clés et ses domaines de compétence.

Pour compléter cette présentation de l’insitut INIT, son Président, Christian Barbaray, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Christian BarbarayChrisitan Barbaray est le Président d’INIT

Grégoire Hervé-Bazin : Pouvez-vous vous présenter, présenter votre parcours, ce qui vous a amené à la direction de Init ?

Christian Barbaray : Après quelques années à des postes Marketing, j’ai rejoint l’Institut d’Etudes MV2 Conseil que j’ai accompagné durant sa période de forte croissance de 1983 à 1995. J’ai ensuite créé INIT en 1995 qui a été le premier institut réellement positionnée sur la niche des études de satisfaction clients. Maintenant ce n’est plus une niche mais un chenil !

Pouvez-vous nous expliquer ce que propose Init Marketing, quels sont ses partis-pris ?

Nous sommes positionnés sur la partie des études qui ne représente que 20 % de l’activité classique des instituts : les études Marketing Clients (Satisfaction – Fidélité – Rentabilité).

Nous avons un crédo : ce qui est simple est faux, ce qui est compliqué est inexploitable !

Nous cherchons donc à faire du complexe en amont dans l’exploitation des données et du simple en aval dans la restitution des résultats.

Init Marketing a récemment gagné les Trophées Marketing Magazine 2009, pouvez-vous nous expliquer le projet qui a abouti à cette victoire ?
Nous avons travaillé sur « l’impact économique de la fidélité clients » pour le Club des Créateurs de Beauté (filiale E commerce du groupe l’Oréal).

Si je devais en parler à ma maman, je dirais que nous sommes capable de dire à l’entreprise ce qu’il faut faire, auprès de qui il faut de faire et combien cela pourrait rapporter.

Si je devais en parler à un séminaire marketing, je dirais que nous utilisons des modèles d’analyses bayésiennes qui permettent de connaître l’influence réciproque et les inter-corrélations des critères, modélisé sur une typologie de fidélité clients et croisé avec le panier moyen.

Votre institut est spécialiste dans la valorisation du capital client (satisfaction et fidélité). A travers les milliers d’études qu’Init Marketing a menées sur le sujet, quels sont les enseignements sur la façon dont les entreprises françaises gèrent leur relation client ?

Trois grands enseignements :

1. Un grand décalage entre les départements beaucoup plus cloisonnés qu’on ne le croit : le département « Relations Clients » ne parle pas au Département Marketing qui se méfie du département Etudes, qui communique mal avec le département Informatique, qui lui ne fréquente pas le département gestion commerciale » J’exagère un peu mais j’ai l’exemple récent d’un grand groupe de service ou c’est à peu près ça.

2. La juniorisation des responsables d’études et leur fort turnover. Malgré tout leur potentiel, des jeunes diplômés ne font pas le poids en interne pour porter la parole des clients. Ce sont de plus en plus des courroies entre les demandes internes et les instituts. Ce qui est dommage sur la transmission des connaissances et des données marchés.

3. La faible implication des Directions Générales dans les problématiques clients. Cela a beau figurer dans les discours ou les chartes ce n’est pas aussi présent dans l’axe stratégique. La crise actuelle a d’ailleurs durci ce phénomène.

Selon vous, quel avenir pour les études de marché ? quel(s) défi(s) le secteur va-t-il devoir relever ?

1.    Des clients de plus en plus sollicités pour répondre
2.    Des clients de plus en plus volatiles
3.    Des produits de plus en plus complexes vendus de moins en moins chers (ex : les FAI et leur offre triple Play), ce qui créée des marchés de frustrés ou d’insatisfaits permanents.
4.    La modification en profondeur la relation de confiance entre les individus et les marques.
5.    Le web qui transforme le dialogue marque/client. Ceci déplace le métier des études de « l’écoute organisée » (groupe – échantillon) à une écoute d’un « discours désorganisé » (blog – forum)

Plus précisément, quel(s) défi(s) attendent l’institut Init ? Quels sont les envies de l’institut, les pistes explorées par celui-ci, les challenges qu’Init a l’ambition de relever ?

Nous avons mené un séminaire prospectif en 2008 dont certaines pistes sont déjà en place : ex, notre nouveau positionnement « Capital Clients » et dont d’autres vont apparaitre dans les prochains mois.

La valeur ajoutée de notre métier va se déplacer du « terrain » (concurrence off shore et autres outils de recueil) vers l’exploitation, l’analyse et l’opérationnalité des résultats.

« Rendre simple des choses complexes » va toujours être notre credo. Notre outil « Simsat » de simulation dynamique d’hypothèses est d’ailleurs dans cet esprit. Vous simulez à l’écran une décision et le logiciel vous en calcul l’impact (fidélité ou économique)

Un mot de conclusion ?

Après plus de 25 ans de pratique professionnelle je considère ce métier comme un perpétuel étonnement et je constate que la bonne réponse est toujours la même : écouter ses clients et s’adapter à leurs besoins : qu’il s’agisse de nos propres clients ou des clients de nos clients !

INIT : 2 rue Antoine Etex – 94020 CRETEIL
Tél. : 01 45 15 11 11 / Fax : 01 45 15 11 12

Pour en savoir plus : je vous recommande le site Internet de l’institut, très complet (pour les fanas d’études, voir la rubrique « Parlons technique »).

Grégoire Hervé-Bazin

Partenariat Ifop et HautEtFort

Un vent de nouveauté souffle depuis quelques temps sur le monde des études.

Depuis quelques années, ce vent se fait même de plus en plus violent et se transforme peu à peu en une tempête qui emportera les instituts les moins réactifs.

Les plus perspicaces d’entre vous l’ont deviné, je fais référence aux études de conversations sur le web (parfois appelé études des retombées web). Nous l’avons notamment vu avec Spotter, certains instituts se positionnent même de plus en plus sur ce créneau parfois délaissé par les « grands ». Je pense également à l’excellent institut Linkfluence et à ses magnifiques cartes illustrant les conversations sur le web (exemple ici).

Pour ceux qui n’ont pas suivi ou qui ne savent pas de quoi je parle, il s’agit, pour résumer, de mener des études sur les discussions spontanées qui se tiennent sur le web concernant un sujet, une marque, etc. Ces conversations peuvent avoir lieu dans des billets de blog, sur twitter, sur facebook, dans des forums,…

Bref, la nouvelle du moment c’est la réaction d’un des « grands ». Ifop a en effet annoncé un partenariat avec HautEtFort. Voici le document de présentation :

Ma première réaction ?

Enfin ! C’est une bonne nouvelle que le marché réagisse à la demande croissante des annonceurs qui s’intéressent logiquement aux conversations spontanées qui concernent leurs marques/produits. Ifop, avec Hautetfort, va ainsi pouvoir entrer sur ce marché…

Ma deuxième réaction est moins positive : je trouve que ça manque un peu de structure.

En effet, quels sont les partis-pris d’Ifop et de HautetFort ? On sait, via l’exemple dans le PowerPoint, qu’Ifop selectionne des blogs aléatoirement parmi ceux hébergé par HautetFort. Bien. Mais les blogs de Hautetfort ne sont certainement pas les mêmes que ceux hébergés par Skyblog, ni que les blogs Google (blogger). On est donc sur un échantillonnage d’un échantillon des conversations du web.

De plus, la séléction aléatoire est sans doute la plus prudente mais quid du poids des blogs (en terme de lecteurs, de fréquence de publication, etc.) ? Une selection aléatoire revient ainsi à ne pas favoriser les blogs les plus lus et à les considérer aussi importants que les blogs que personne ne suit…

Cela dit, je ne serai pas plus critique que cela, car il faut laisser le temps à l’outil de s’installer et de faire ses preuves.

D’autant plus qu’Ifop a apparement décidé d’en faire une utilisation plus qualitative (étudier les verbatims, les phrases) que quantitative (impliquant une volonté de généraliser les résultats à l’ensemble du Web). Et, si ce choix se confirme, mes « critiques » n’auront quasiement plus lieu d’être.

Enfin, je fais confiance à l’Ifop pour prendre toutes les décisions méthodologiques qui conviendront et pour savoir convaincre leurs clients. Après tout, c’est quand même un des instituts les plus novateur de l’histoire.

Pour conclure, je dis donc bravo à Ifop et HautetFort pour l’initiative louable et leur exprime ma plus vive impatience concernant les premiers résultats publiés.