Archive(s) de l'auteur

Il y a tableau et… tableau : exemples sous PowerPoint

Ici, je défends souvent une certaine idée des rapports d’étude de marché : le graphisme est quasi important que le fond du rapport, voire plus parfois (je sais que cette phrase peut choquer certains, mais pour faire passer une idée importante, une mise en forme efficace est indispensable, sans quoi, l’idée peut ne pas être comprise).

Cependant, même avec toute la bonne volonté du monde pour faire des beaux graphiques ou de belles présentations visuelles, il arrive parfois qu’on soit obligé de faire un bon vieux tableau, car c’est souvent le seul moyen de donner un grand nombre d’informations simplement.

Mais il y a tableau et tableau. On peut aussi faire des choses sympathiques (même avec les logiciels Windows) pour les rendre plus présentables, pour faire passer l’idée du tableau plus facilement au client.

Quelques exemples :

Tableau classique

Le même tableau ci-dessous avec des couleurs et des lignes blanches assez épaisses pour bien séparer les colonnes et les lignes et en même temps aérer le tout (le tableau étant présenté sur un fond blanc.

Tableau retravaillé 1

Un autre exemple : dans un premier temps, le tableau d’origine. En dessous de celui-ci, une très rapide mise en forme et une simple forme powerpoint permet d’insister sur la relation intéressante que le tableau veut présenter

Tableau 2 simple

Tableau 2 retouché 1

Toujours avec ce même tableau, on peut imaginer de rajouter des couleurs différentes dans chacune des colonnes pour valoriser leur importance respective :

Tableau 2 retouché 2 avec couleurs

Voici deux autres exemples de tableaux un peu travaillés pour les rendre visuellement plus attrayants.

Dans ce premier tableau, on a intégré un graphique sur l’info principale pour la faire ressortir. Des couleurs ont été ajoutées aux colonnes et certains chiffres ont été mis en bleus pour insister sur ceux-ci.

Exemple de tableau avec graphique

Le tableau ci-dessous a été superposé à un graphique basé sur les données du tableau. Chaque sphère est ainsi proportionnelle à la valeur qu’elle représente… et le tableau a un impact visuel plus important, les chiffres importants sautant aux yeux (pour info, il s’agit du même tableau que celui du deuxième exemple).

Exemple 2 de tableau avec graphique

Logorama, joli coup de pub

Sans grand rapport avec le sujet des études mais en plein dans le sujet du marketing, et de la gestion de l’image des marques, voici un film qui fait un carton sur le net en ce moment (je vous laisse admirer la réalisation, le graphisme du film, très réussi) :

EDIT : ceci n’est que la première partie de la vidéo, la deuxième partie peut être trouvée sur Youtube

Pour la petite histoire, il a fallu 6 ans pour réaliser ce film, ne mettant que des marques en scène pendant 15 minutes… Film qui peut potentiellement faire rire jaune quelques responsables de marques ou de communication des entreprises présentes dans le film.

Y a-t-il un véritable risque que Ronald MacDonald et le M doré (ou Bibendum, ou Géan Vert, ou Haribo, etc.) se voient écornés durablement dans l’esprit de certains consommateurs à cause de ce film ?

Personnellement, j’ai plutôt tendance à dire que non, pas du tout. Mais on verra bien sur si les marques réagissent suite à ce film.

J’ai plus de mal à me prononcer sur la question suivante : ce film surfe-t-il sur le désamour entre les consommateurs et les marques (sur exposition à la pub, syndrome « No logo ») ou, au contraire, est-il une déclaration d’amour et de sympathie aux grandes marques détournées (comme se moquer de nos amis les plus proches) ?

La-dessus, chacun trouvera la réponse qu’il lui convient… mais gardera à l’esprit que le collectif qui a réalisé le film (H5) fait également des publicités cinéma (pour Dior), des campagnes presse (pour Valextra), etc.

Quoi qu’il en soit, ce film est donc un joli coup de pub…

Grégoire Hervé-Bazin dans Analyses le 21 janvier 2010

Bonne année 2010 !

Je vous souhaite à tous une excellente année 2010 ! Une année haute en couleur !

Bonne année 2010 !

Le blog est un peu au repos en ce moment, faute de temps pour l’actualiser…

Mais je reviens vite vers vous avec des nouvelles notes quanti, quali, des nouveaux instituts à découvrir, des idées de graphiques, etc.

La dynamique du questionnaire

Dans la construction du questionnaire, la dynamique de celui-ci est un point relativement logique et rapide à aborder mais néanmoins très important.

Un questionnaire doit en effet permettre de répondre aux besoins en information que nous avons… mais il doit le faire de façon intelligente. Et une règle s’impose ici : construire son questionnaire. Celui-ci doit en effet suivre un déroulement logique, écrit (ou en tout cas prévu) à l’avance par l’institut.

Ainsi, et dans la plupart des cas, le questionnaire est construit en entonnoir : on pose les questions les plus larges et les moins implicantes en premier. Cela permet de mettre à l’aise l’interrogé (qui prend le temps de s’acclimater avec le sujet pendant ces questions) et de recentrer peu à peu « l’interview » sur les questions plus précises ou sur les questions plus difficiles voire sur la vie privée.

Dans la même logique de progression, si votre questionnaire comporte plusieurs thèmes ne s’enchaînant pas forcément logiquement, il est préférable d’écrire noir sur blanc des phrases de transition entre les thèmes (« nous allons maintenant parler de… »). Cela facilitera la tâche au terrain et permettra de ne pas désarçonner l’interviewé avec une question inattendue (et donc potentiellement mal comprise).

De plus, la plupart des questionnaires comporte des questions filtres. Celles-ci viennent séparer l’échantillon de répondants : certains répondront à des questions que les autres sauteront. Il faut alors anticiper la place de ces filtres, et vérifier la logique d’enchainement du questionnaires pour les individus filtrés et les non filtrés. Personnellement, j’ai tendance à recommander de ne pas trop utiliser les questions filtres (même si elles sont très pratiques) : utilisées à outrance, elles viennent fortement compliquer le questionnaire.

Enfin, les questions de profil doivent également faire l’objet d’une petite réflexion au moment de la construction du questionnaire. Souvent placées à la fin du questionnaire, elles doivent absolument contenir toutes les infos nécessaires pour un éventuel futur ciblage. A noter qu’elles sont, bien sur, parfois placées en début de questionnaire, notamment lors d’échantillon par quotas, afin de vérifier dès le début les quotas et de ne poursuivre l’interview que si nécessaire.

Concernant les questions de profil, pour ceux qui l’ignorent, les questionnaires sont anonymes, cette règle faisant partie du code de déontologie des instituts d’étude (règle rappelée dans la charte des pratiques éthiques dans les études sur Internet).

Grégoire Hervé-Bazin dans Méthodologie quanti le 21 décembre 2009